Marc Aymon
en live - 2010 - 2013
Années 2002 à 2005 Années 2006-2009
2011
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22 janvier 2011 - Chant des beaux humains - Lausanne
Oui, je sais, mon assiduité à faire les récits de ces concerts a failli !
Il faut bien avouer qu'à force, j'étais plutôt à court d'inspiration et de nouvelles tournures.
Mais qui dit nouveau spectacle, dit forcément plein de choses à découvrir. Et pour cette première,avec Aldebert en seconde partie, ce ne pouvait qu'être une belle soirée.
Un pianiste comme seul accompagnant, mais quel pianiste ! Olivier Magarotto, remarquable, entouré d'une armada d'objets non identifiés.
Sous l'éclairage, ou plutôt le noir, concocté pour l'occasion, les deux compères s'installent, et déjà une musique inconnue chatouille mes tympans. De cette première chanson, mystérieusement intitulée Zürich 8 février 2010, je ne sais pas quoi dire. En premier lieu, elle est plus parlée que chantée, et les mots ne sont pas prononcés dans le tempo exact de la musique. C'est déroutant.
Déroutant, voilà le mot juste pour qualifier une bonne partie de ce concert. Des sonorités inattendues, des expérimentations musicales qui se rapprochent des disgressions de Christophe ou de Benjamin Biolay.
Retour à du plus prévisible, avec une jolie version d'Un amandier en hiver, avant que Marc ne nous explique que ce premier concert sera l'occasion pour lui de délivrer quelques clins d'oeil, comme celui qui va suivre immédiatement. Une reprise touchante et bien maîtrisée de Dans ton sac, chanson de notre idole commune Renaud.
Des hommes à la mer prennent le relais, toujours aussi prenante, avant que l'on nous annonce un texte rendant hommage au talent d'une pianiste nommée Hélène Grimaud. Pourquoi elle, et pourquoi lui faire écrire par un loup, voilà des questions qu'il faudra que je pose à l'auteur. Qu'importe, Chanson pour H.G. est une belle chanson, avec une mélodie et un refrain que l'on peut retenir. Y a juste un détail du refrain, une répétition de mots qui m'a géné. Détail !
L'astronaute a démarré avec la première tentative de boucles sonores pour un accompagnement batterie. Après un petit raté au démarrage, cette version un peu modifiée a de nouveau fait mouche, et c'est vrai qu'après un début de concert assez calme, il était temps que le public se réveille un peu. Réveil timide d'ailleurs., puisque la douceur va revenir immédiatement après avec le toujours magnifique Ballon, qui même pour un fan de foot, reste une des plus belles chansons que Marc ait écrite, même sans le yukulélé.
Une intro péchue, et une musique qui me rappelle immédiatement des lointains souvenirs. Waow ! ressortie de l'époque Mistral, et du premier CD 4 titres, le retour de X. Titre anonyme, mais chanson qui ne passe pas inaperçue. Je l'ai toujours adorée, et pas assez entendue. Elle va être suivie de la chanson qui traditionnellement fait se lever les spectateurs, Elle a vu le loup. Mais là, rien à faire, les lausannois restent figés sur leurs sièges. Peut-être en partie la faute à un arrangement nouveau, plus jazzy, qui rend moins entraînant le morceau. Un peu dommage à mon sens. Finalement malgré les incitations, seules deux fans d'Aldebert ont joué le jeu. C'est peu !
On s'est ensuite immergés provisoirement dans la poésie avec le superbe Si je mourrais là-bas, et la voix cristalline qui s'élève, grâce au travail toujours impeccable de José, quelque peu gâchée au milieu du morceau par une utilisation mal venue d'un bruit sourd qui n'apporte vraiment rien sinon de rendre inaudible les paroles chantées. Sur Vendre son âme au diable, on pensait avoir une version "ordinaire" mais non... elle a été conclue par une séance électro, avec jeux de lumières incorporés. Inattendu et très bien accueilli par un public cette fois debout, qui en redemande. Et Marc qui s'amuse avec son petit boîtier :-)
Retour à la poésie, avec Hymne, petit morceau sympa, mais en fait, je crois que je n'aime pas les mini-chansons, on n'a pas le temps d'y rentrer, suivi du bluffant Je voudrais pas crever. A chaque fois, les gens qui ne connaissent pas sont scotchés par la voix énorme et la rage qui peuvent sortir des tripes de ce surprenant chanteur.
Petite présentation humoristique pour introduire Le coup parfait, qui fait mouche à chaque fois, avec un public à nouveau debout, mais oui ! Les choeurs sont au point et Olivier se fait un plaisir de les éclairer.
Deuxième reprise de la soirée, je la connais mais je ne remets pas de nom dessus. Ma chérie me murmure que ça doit être du Eicher. Pas d'ami comme toi est une belle reprise, même si, à la base, elle n'était pas destinée à me parler, vu que Stephan Eicher n'est pas mon chanteur suisse préféré... forcément !
Nouvelle mélodie connue, et une envie de fredonner qui monte, c'est Va vers ce que tu aimes qui réanime à nouveau le public et qui enchante particulièrement ma moitié. Voici venu le moment de retrouver l'immense Cendrier. Version classique avec le silence du vent, et les émotions. La semaine a été trop riche en mauvaises nouvelles. Les larmes perlent en souvenir de tant de choses partagées avec tant de gens biens. Val, je pense fort à toi !
Arrive le dernier morceau, nouveau lui aussi, et sobrement intitulé Je pars. Curieusement je suis partagé entre deux sentiments sur ce morceau. Je suis convaincu que c'est avec ce type de texte que Marc peut arriver à faire front sur le marché français, mais pour ce qui me concerne, je n'accroche pas trop à des paroles que je trouve quand-même convenues avec un lot de Je pars, et malgré une très belle mélodie. C'est peut-être trop sévère, mais j'ai un peu l'impression d'écouter du Grégoire. je suis sûrement excessif et j'espère que tu ne m'en voudras pas, chanteur. C'est juste mon ressenti à chaud. Je vais devoir réécouter.
Au final, un bilan très positif malgré mon appréhension envers le mode acoustique. Mon arbre et la planche à repasser parties, c'est un nouveau tournant. Adolescent me manque aussi. Mais bon, y a des choix à faire, c'est inévitable.
Voilà, le concert est terminé et on attend la (très bonne) prestation d'Aldebert. Forcément, je suis un peu moins touché, même si ce bonhomme respire la gentillesse. Mais ça ne fait pas dix ans que je l'écoute, lui !
Eh man !! 10 ans le 7 avril 2011 !!!! et si on fêtait ça ?
2010
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12 mars 2010 - Théâtre du Crochetan - Monthey

Depuis que Marc avait annoncé la présence de Monsieur Roux pour cette soirée, je m'étais dit que ce concert n'était surtout pas celui qu'il fallait manquer. J'avais bien raison (et plutôt doublement).
Le théâtre du Crochetan, je ne connaissais pas. C'est une très jolie salle, et les fauteuils sont très (trop) confortables. Ils étaient parfaits pour une première partie ennuyeuse à souhait, mais pas trop appropriés à la facette rock de Marc Aymon. Elle a vu le loup a tout de même réussi à sortir les spectateurs de leur semi-torpeur, tout comme Mon arbre et l'Astronaute sur la fin.
Premières mesures bien bruyantes, et premiers spectateurs d'un certain âge qui, soit reculent vers le fond de la salle, soit s'éclipsent discrètement. Heureusement, ils ne seront pas légion.
Personnellement, j'adore écouter Adolescent, Va vers ce que tu aimes, Des hommes à la mer, etc... dans ces arrangements très pêchus. Ma moitié, par contre, préfère largement le mode acoustique... des goûts et des couleurs... C'est vrai que certains morceaux sont très "bruyants" mais ce qui est tout de même remarquable, c'est que la voix et les paroles restent audibles, ce qui n'est de loin pas toujours le cas dans un concert rock. On va dire que le technicien du son y est pour quelque chose ;-) Il est en tout cas meilleur que celui des Cowboys Fringants !!!
Donc, après avoir chauffé les oreilles les plus fragiles, Marc a, comme d'habitude, distillé seul quelques perles poétiques ou humoristiques : Un amandier en hiver, La planche à repasser, Le ballon, Si je mourrais là-bas, Je voudrais pas crever. Sur cette dernière, j'ai beaucoup apprécié l'éclairage qui habillait Marc de manière très particulière.
Les dialogues d'entre chansons ont été drastiquement réduits par rapport au Bilboquet. Je trouve cependant que l'intro de Hymne, avec la jeune fille au marimba, est interminable par rapport la longueur réduite de la chanson elle-même.
Comme promis, Monsieur Roux a donc fait le déplacement de sa Bretagne pour interpréter leur chanson co-écrite Le coup parfait. Ce fut un super moment, d'ailleurs doublé, puisqu'ils ont bissé le morceau. Mais pourquoi ce titre ne passe-t-il pas sur les ondes de toutes les radios ? Il le mériterait sans nul doute.
Puis Monsieur Roux nous a gratifié d'une chanson drôle et acide comme il sait les faire, Ma mère la pute. Un petit bijou de provoc et d'humour. Un régal.
Le concert s'est ensuite poursuivi "normalement" jusqu'à ce que pour le rappel Marc nous annonce, qu'il avait presque fini de composer une nouvelle chanson que je nommerai provisoirement Est-ce que tu le vois. Une chanson sur la pièce que les anciens mettaient dans la bouche des défunts. Elle était censée payer le passeur et permettre à l'âme de traverser le fleuve Styx et d'arriver au royaume des morts sans encombre. Tout un programme pour une chanson oscillant entre calme et tempête, que je demande à réentendre pour porter un jugement. A première écoute, elle m'a paru jolie, c'est à dire agréable à écouter, mais peut-être un peu "lisse".
Je crois que j'ai cité tous les morceaux, sauf Le cendrier, indispensable et exceptionnelle chanson (j'aime mieux la fin avec le silence du vent), et le très mélodique Ne meurs jamais, sur lequel la présentation des musiciens est toujours un moment super bien amené.
L'après-concert nous a permis d'échanger quelques mots avec Marc, mais aussi avec Erwan Roux, qui m'a l'air d'être un type très sympa. Curieusement, il a semblé étonné de pouvoir faire la bise à autant de jeunes filles. A se demander si en Bretagne, on a le droit d'embrasser que les marins :-)))
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28 février 2010 - L'Esprit Frappeur - Lutry
Cette fin d'après-midi pluvieuse aurait pu être banale, mais c'était sans compter sur notre ptit chanteur qui avait investi une nouvelle fois l'Esprit frappeur, sympathique caveau géré de main de maître par Alain Nitchaeff.
Vu que l'on avait pris la précaution de réserver assez tôt, la table qui nous était réservée était parfaite, au premier rang, légèrement sur la gauche. La surprise, mais peut-être était-ce dû à l'horaire inhabituel, c'est qu'il y avait passablement de jeunes enfants dans le public.
D'ailleurs Marc, à son entrée sur scène, a d'emblée saisi la situation et promis qu'il allait essayer de ne pas dire trop de gros mots. On s'en amusait d'avance, en pensant à la Planche à repasser par exemple.
Ce concert acoustique a d'emblée été extrémement agréable, avec une interactivité parfaite entre l'artiste et son public. Comme toujours, Marc s'amusait beaucoup, et nous amusait aussi par voie de conséquence. Certaines mimiques et certains changements de paroles ont d'ailleurs provoqué quelques sourires voire carrément un fou-rire absolu, sur le Coup parfait, lorsque les enfants enfermés dans les waters n'ont plus été éliminés, mais simplement empêchés d'aller à l'école le lendemain. On s'adapte qu'il a dit .... c'était très bien vu.
Le concert a été rondement mené avec de longs interludes où Marc nous parlait de l'histoire des chansons, de la jolie joueuse de marimba, de la maison toute blanche avec des gens tout en blanc pour amener l'Amandier en hiver, de Norbert et des vignerons de St-Saph, etc... le cadre se prêtait bien à ce dialogue, c'était vraiment très sympa. On a même eu droit à un cours improvisé express sur les guitares et les capodastres.
La partie "poésie" a comme souvent laissé le public sur le c.. , principalement la superbe interprétation de Je voudrais pas crever, et le magnifique Si je mourrais là-bas.. Je suis plus réservé sur les très courts Hymne et Pourquoi que je vis, qui ne m'apportent pas réellement un plus artistique et que j'aimerais mieux voir remplacés par de vraies chansons d'une longueur usuelle. Mais ce n'est bien sur que ma perception personnelle !
Les choeurs se sont montrés tout à fait à la hauteur, compte tenu de la petite taille de la salle, de Va vers ce que tu aimes à Elle a vu le loup, en passant par Mon arbre, sur le dernier refrain duquel Môsieur le chanteur a osé nous dire qu'on chantait aussi mal que des corbeaux. Mais c'est très bien le crôassement des corbeaux, nomého !!!!
Au bout d'une petite heure, le concert était terminé ! enfin presque, car le rappel a bien duré une demi-heure pour notre plus grand plaisir. Tout d'abord avec le concours d'un ami chanteur, Edouard Chapuis, qui a participé dans la mesure de ses connaissances à un duo sur Un homme à la mer, puis a essayé de chanter lui-même un de ses propres textes. Ensuite, Marc a continué de passer en revue son répertoire, en demandant même au public ce qu'il souhaitait entendre. J'ai, comme toujours, réclamé le vieux Hissons les voiles, qui pour l'occasion en plus était à mon sens une chanson qui ne peut que plaire aux enfants.
La soirée s'est terminée par le très joli Rose of my heart, avec certes un accent anglais assez approximatif, mais avec un coeur énorme, et par un Viendras-tu avec moi que je n'avais plus entendu en live depuis pas mal de temps.
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23 janvier 2010 - Le Bilboquet - Fribourg
Premier rendez-vous de l'année, ou presque puisque la veille on avait eu droit à deux chansons au Chant des beaux humains, perdues au milieu d'une production hétéroclite et peu inspirée, ou l'absence absolue de charisme de certains nous a encore plus fait prendre conscience de la chance d'avoir un Marc Aymon en Suisse.
Bref, c'était donc notre deuxième visite au caveau du Bilboquet, très jolie petite salle dont les gérants sont extrémement sympas. Table en bord de scène pour être au plus près de l'action. Nickel !!!!
Prestation solide d'un groupe bien rôdé, même si ça faisait quelque temps qu'ils n'avaient pas joué ensemble. La play-list n'a pas beaucoup changé. On ne change pas à chaque fois une formule qui fait mouche. Les chansons se sont succédées pour notre plus grand plaisir, et celui d'une salle bien remplie.
Je n'ai pas grand chose à ajouter sur le concert en lui-même, sans réelle surprise, mais avec comme toujours la qualité des musiciens et du chanteur, et l'excellent travail des techniciens.
Patrick ayant la bonne idée d'avoir son anniversaire ce jour là, un petit Happy birthday spontané lui a causé quelques soucis, puisqu'il a pris conscience de son âge avancé :-))))))
Nous avions plusieurs raisons de nous réjouir de ce concert. Nous attendions notamment de savourer en fin de concert les quelques duos annoncés avec le presque régional de l'étape, bien que valaisan, le sieur Eric Constantin. Un monde parfait et Rose of my heart ont répondu à notre attente.
Après un bon moment de conversation avec José, Patrick et Eric, l'après-concert, comme souvent au Bilboquet, s'est transformé en une sorte de veillée scout, chacun avec sa guitare, chantant selon son inspiration des morceaux de lui-même ou d'autres interprètes connus. C'était vraiment très chouette, et mon amoureuse a été particulièrement contente de se voir dédier sa chanson préférée Chanteur pour les gosses, par Monsieur Eric Constantin, pendant que Marc, lui, se remplissait la panse dans la cuisine !
A coup sûr nous reviendrons, car c'est vraiment une des meilleures ambiances qu'on ait vécu sur l'ensemble des salles de suisse romande.
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